Zig et Puce, une bande dessinée française des années 30 pleine d’imagination

St_Ogan

 

LU SUR LE MADBLOG

Au lecteur d’aujourd’hui, le nom de Zig et Puce parlera moins que celui de Bécassine ou des Pieds Nicklés, qui ont connu l’une par l’intermédiaire d’une chanteuse pour enfants, l’autre par des rééditions un succès plus récents, ce sont pourtant tous les trois des grands succès de la bande dessinées française des années 30. Et dans ma quête des débuts de la bande dessinée, j’ai redécouvert avec plaisir ces deux héros un peu oubliés que je vais vous présenter aujourd’hui.

Zig et Puce est l’oeuvre d’Alain Marie Joseph Paul Louis Fernand Lefebvre Saint-Ogan, dit Alain Saint-Ogan, qu’il créé en 1925,  à la demande de Henry de Weindel et Camille Ducray, responsables d’édition pour remplacer une page de publicité manquante à la dernière page dans Le Dimanche illustré, supplément dominical au journal Excelsior. C’est surtout lui qui va imposer l’usage de la bulle dans la bande dessinée française malgré quelques tentatives plus anciennes qui ne connurent pas de suite. Son style, influencé  par l’Art Déco, privilégie les lignes de contours et les couleurs en aplat. et sa précision dans le trait et la lisibilité de celui ci fondent une esthétique qui va influencer le jeune Hergé dans l’élaboration de  sa « ligne claire ».

S’ils débutent plus sous la forme d’une suite de gags (on est pas loin du strip), la série se transforme progressivement en récits d’aventure plus structurés. Le n° 148 du 27 décembre 1925, marque un tournant, puisque Zig et Puce font la connaissance du pingouin Alfred qu’ils adoptent. Le succès est tel que de nombreux lecteurs écrivent pour réclamer une présence plus régulière; ce qui sera fait dès le n° 202 du 9 janvier 1927.

Alfred le pingouin devient un véritable phénomène de mode au point qu’on invente plus ou moins les premiers produits dérivés, il devient notamment la mascotte de différentes personnalités, dont: Mistinguett, Charles Lindbergh, aviateur américain, qui emporte une peluche à l’effigie d’ Alfred lors de sa traversée de l’Atlantique en avion en solitaire ou même Gaston Doumergue, président de la République…

La réplique « T’as le bonjour d’Alfred » que l’on trouve régulièrement lorsque Zig et Puce aient battent un adversaire, devient une expression du langage courant… Alain Saint-Ogan fonctionne selon le principe des rebondissements feuilletonesques, ménageant à chaque bas de page suspense et coups de théâtre. jusqu’à l’arrêt de la série en 1956.  Greg reprend et  modernise la série entre 1963 et 1970 dans le Journal de Tintin avec l’accord de Saint-Ogan.

À LIRE INTÉGRALEMENT AVEC LES ILLUSTRATIONS SUR LE MADBLOG

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :